L’impro, quand on veut, on peut!

L’impro, ce moyen d’expression qui ne s’encombre de rien, sauf de soi-même! Entretien avec Julie Lahure, permanente à la Fédération Belge d'Improvisation Amateur (FBIA).


La FBIA s'occupe de former et d'entraîner à la pratique de l'improvisation. Elle s'occupe aussi de produire, de diffuser les matchs d'impro. Ce que vous faites s'adresse à tout le monde?

Oui. On a un public cible qui sont les 20-40 ans. Mais on s’ouvre aussi aux ados puisqu'on a des ateliers pour les 12-18 ans et qu'on leur organise des tournois. Ils viennent également voir les spectacles des autres et des plus grands.
Toute personne qui a envie de faire de l'impro est, soit inscrite dans un atelier, soit redirigée vers une équipe d’impro. En général, on inscrit les ados dans un atelier. Tout d'abord parce qu’il faut de l'entraînement avant de se lancer dans une équipe et, ensuite, parce que des équipes d’ados autonomes, c'est-à-dire qui n'ont pas besoin de la FBIA pour se trouver une salle ou un coach, il y en a très peu!


Selon toi, tout le monde est capable d'improviser?

Oui, et les gens ne me croient pas quand je dis ça. La grande majorité des gens est capable d'improviser. Mais certains sont vraiment très timides et dans ce cas, il y a d’abord un travail sur soi à faire avant de se lancer. Même s’il y a des gens qui ont plus de prédispositions ou plus de talent, l’impro, c'est surtout une question d'entraînement et de motivation! Moi, je suis tombée dedans un peu par hasard. Avant, je ne savais même pas ce que c'était!


Vous collaborez avec les écoles?

Oui, on collabore avec des écoles depuis quelques années. Des coachs viennent y donner des cours, et ça marche pas mal! Mais le faire dans toutes les écoles, avec nos moyens, c'est difficile car il y a beaucoup d’écoles à Bruxelles. Nous allons frapper à leurs portes mais celles-ci ne doivent pas avoir peur de venir frapper à la nôtre.


Qu'est ce qui séduit le plus les jeunes, l'improvisation en elle-même ou les matchs compétitifs?

Les ados ne font pas autant de matchs que les adultes. Ce qu'ils aiment avant tout, c'est de se rencontrer autour d'une activité. Ils aiment aller un peu au-delà d’eux-mêmes. C'est un challenge de se donner en spectacle devant les autres sans filets puisqu'on ne sait jamais très bien ce qu'on va faire à l’avance. Il aiment le côté interactif. Et puis, l'idée de ne pas retenir un texte par cœur peut être assez sympa pour un ado. Leur outil c'est eux-mêmes et ça les tente bien de ne pas avoir des trucs à côté.

Propos récoltés par V.D.

Mise à jour de cette page sur www.coj.be le 8 mai 2008