Passions Jeunes dans neuf associations marchoises

Parallèle de l'alliance intersectorielle au sein de la Plate-forme Globale Jeunesse, pas moins de neuf associations et services de jeunesse marchois participaient à Passions Jeunes le 30 mars. Portes ouvertes et "Marche gourmande" constituaient l'ossature de la journée "services jeunesse à la carte". Rencontre avec Grégory Van de Put, des Compagnons Bâtisseurs.


Les Compagnons Bâtisseurs (CB) figuraient parmi les initiateurs de cette journée?

Oui. Avec trois associations, Mic-Ados (AMO, Association d'Aide en Milieu Ouvert), l'antenne Services d'Aide à la Jeunesse de l'entité et enfin la Maison de Jeunes, nous avons eu une réaction très spontanée. Entre associations, nous nous connaissons bien et nous nous croisons régulièrement. Pour la Marche gourmande c'est ce qui s'est passé. Isolément, chaque association avait reçu ses affiches et tracts.

Pour la journée portes ouvertes, nous avions prévu de la soupe, d'autres un barbecue. Dès lors autant se mettre ensemble et transformer ça en une "Marche gourmande". Après un contact téléphonique, d'autres se sont ralliés au projet, nous nous sommes réunis plus formellement et c'était lancé.


C'est la première fois que cela fonctionne de cette manière?

Non, pas du tout, il existe un réseau associatif marchois (plus large qu'un réseau "jeunesse"). Il est informel, on discute de tout et de rien. Nous nous rencontrons périodiquement, le temps de partager un temps de midi. Cela facilite le contact, on met un visage sur un nom.


Vous avez discuté du fond de la Plate-forme?

A peine. Son contenu allait de soi pour tous. Tout le monde ici, pas seulement chez les CB mais dans toutes les associations, s'accorde pour dire que cela ne sert à rien de punir pour punir. Le responsable du Service de Protection judiciaire de Marche, quelqu'un qui travaille sous mandat des tribunaux de la jeunesse donc, organise lui-même (à titre privé) un festival de ska-punk avec des jeunes. Cela reflète bien la mentalité. Il faut laisser les jeunes s'exprimer et développer leurs projets. Et ce n'est pas non plus pour cela qu'il ne faut jamais de sanction non plus.


L'organisation de l'opération services jeunesse à la carte a été difficile?

Non, en deux réunions de préparation c'était bouclé. Les tâches étaient distribuées, telle association se chargeait de la tonnelle, un stagiaire providentiel allait d'association en association, les toutes-boîtes étaient confectionnés et distribués. Bref tout ça n'était pas bien compliqué.

Nous avons aussi organisé un jeu autour des Compagnons Bâtisseurs: présentation de l'asbl suivie de quelques questions où s'affrontent des candidats à coup de buzzer . Le gagnant recevait un T-shirt, c'était une manière ludique de nous faire connaître.


Ce fut le succès?

Concernant l'affluence, il n'y a pas eu beaucoup de monde, il faut l'admettre. Mais cela a tout de même servi à rencontrer l'échevin de la jeunesse, qui a pris ses fonctions récemment. Bien entendu, toutes les associations se sont baladées chez leurs voisines respectives. Et, fait notable, nous avons tout de même reçu la visite de pas mal de jeunes au moment de la sortie des classes.
Médiatiquement, nous avons eu une bonne couverture dans la presse locale.
Le seul hic fut la grève à "Vers l'Avenir" qui nous a privé d'une belle page intérieure de l'Avenir du Luxembourg concernant l'événement. VivaCit é ou La Meuse étaient également présents.


Au niveau local, certains se sont émus d'une politique communale parfois trop orientée, peut-être pas que vers le sécuritaire, mais en tout cas très tatillonne. C'est le cas?

Je ne peux pas m'exprimer sur ce point pour les autres associations.
De notre côté, nous n'avons pas de problèmes avec la gestion communale. Nous louons nos locaux à un prix tout à fait abordable et la commune soutient directement les chantiers depuis plusieurs années. Maintenant c'est sûr que la commune est beaucoup plus stricte pour l'organisation d'événements plus festifs tels que les concerts.

Propos récoltés par J.U.

Mise à jour de cette page sur www.coj.be le 8 mai 2008