Des objectifs partagés

Panel 1: Finalités des organisations de jeunesse

Permanent au sein des Scouts et Guides pluralistes (SGP), Alain Bairamjan a participé à la création d'un projet OJ doté de sept axes d'actions. Au-delà des différences entre services et mouvements…


Comment se sont déroulés les débats dans le panel 1?

Très bien. C'était un débat d'idées avant que ce soit une négociation entre OJ. Et je dois dire que la méthode des récits, pour nos discussions, convenait tout à fait. Qui plus est, des personnes qui travaillaient depuis peu de temps dans les OJ ont pu très vite s'approprier "la culture OJ" via ces débats.

Il y avait aussi moins d'oppositions que dans d'autres panels, le désir d'écoute était grand. Je n'y suis jamais allé avec des pieds de plomb.


Et vous avez obtenu des recommandations rapidement?

Oui et non. Nous sommes partis sur la base de finalités identiques pour tout le secteur. La distinction mouvements-services était refusée mais nous voulions, de surcroît, identifier et unir le secteur. Et c'était en fait tout simple: nous avons basé notre travail sur le jeune et ses attentes. A partir de là, nous avons défini des axes d'action pour les OJ. Nous n'avons pas non plus voulu être restrictifs: une OJ est libre de suivre un ou plusieurs axes d'action.

Petit à petit, nous avons donc développé ces axes et ajouté une donnée qui pour moi était vraiment essentielle : la sensibilisation aux enjeux de société. Il ne faut pas que les OJ et leurs membres vivent à l'écart du monde. Et aux Scouts et Guides pluralistes en tant que mouvement et en tant qu'OJ, nous sommes très heureux de cet axe d'action. Il permet de remettre les OJ au centre du jeu politique. Mais encore faut-il l'appliquer sans jouer dans "l'action alibi" qui donne bonne conscience. Quand les missions de l'OJ sont définies, il faut encore assurer ce que j'appelle "le service après-vente".


Précisément, en quoi les SGP interviennent dans les enjeux de société?

Les SGP n'ont pas de consigne pour favoriser une initiative plutôt qu'une autre. On veille particulièrement à ce que la participation à des thématiques sociétales émane avant tout des jeunes et non pas de l'animateur. Nous effectuons donc tout un travail, assorti de publications et d'informations pour développer la spiritualité et la réflexion. A titre d'exemple, des groupes se sont rendus d'eux-mêmes à la marche blanche en 1996.


Le panel "finalités" était sans doute le plus propice de tous à des débats sur la remise en question de la vision sécuritaire du jeune. Ce fut le cas?

Oui, indirectement. La définition, positive, d'une OJ comme "fauteur de troubles", incitant à la rébellion, a été mise à l'avant-plan. Cela étant, le sécuritaire est déjà présent dans le travail quotidien. Pour l'organisation des camps scouts par exemple. Certaines communes exigent déjà que les animateurs présentent un certificat de bonne vie et mœurs. C'est vraiment une forfanterie.

Propos récoltés par J.U.

Mise à jour de cette page sur www.coj.be le 8 mai 2008