Jeunesses politiques et éducation…


Actuellement, on ne peut pas se vanter d’avoir un système d’enseignement performant et équitable. Qui va révolutionner ce système ? Comment les partis traditionnels sont-ils impliqués dans ce dossier ? Quelle école prônent-ils ?

On se réjouit de voir repris dans la déclaration de politique communautaire la volonté de développer un enseignement d’excellence pour tous et non pas pour quelques-uns. Avec notamment une généralisation de la remédiation immédiate. Sont également prévus : un renforcement de l’encadrement et un meilleur apprentissage des langues dont on sait à quel point c’est nécessaire pour trouver de l’emploi, en particulier à Bruxelles.

Il y a également le chantier énorme de refondation des filières technique et professionnelle de l’enseignement qualifiant. Si on réussit ce chantier, on mettra fin à une série de clichés qui, entre autres, consistent à dire qu’il s’agit d’une filière de relégation alors que ce n’est pas du tout le cas, au contraire, c’est une filière d’avenir.

    ->  Rodolphe Sagehomme, président des jeunes cdH

 

Les jeunes Ecolo se sont fort investis dans la campagne ResPact1 dès sa création. Ecolo ressort de cinq années d'opposition pendant lesquelles il a continué à faire des propositions pour améliorer l'enseignement. Il y a eu des rencontres très régulières entre les jeunes Ecolo et les représentants de l'Unécof et de la FEF. Pendant près de deux ans, nous avons également rencontré les directions d'écoles et les enseignants pour voir quelles étaient leurs demandes. Chaque ministre de l'Enseignement débarque avec son plan pour l'enseignement sans tenir compte des besoins et des réalités des professeurs, des instituteurs, des directeurs alors que ce sont eux les professionnels de l'enseignement. Il faut leur faire confiance.

    ->  Christophe Dubois, président des jeunes Ecolo

 

Pour les jeunes MR, ce n’est pas une question de financement ! De manière générale, au niveau de la Communauté française, nous sommes un des pouvoirs subsidiants qui donnons le plus d’argent, par an et par élève. Pour nous, il ne s’agit pas d’un problème budgétaire mais bien d’un problème d’organisation. Il faudra un jour que l’on mette sur la table la question de l’organisation de l’enseignement au niveau des différents réseaux.

A terme, il faudra également que l’on se pose la question du goût de l’effort. Veut-on une école toujours plus simple, sans examen et sans devoir ? Au niveau des jeunes MR, ce n’est pas notre choix, ce n’est pas notre optique. Dans notre manifeste, nous demandons plus un examen de type "baccalauréat" à la française.

    ->  Didier Calomne, président des jeunes MR

 

Le cdH veut mener cinq révolutions, notamment celle de l’enseignement et de l’éducation. Le terme "révolution" n’est-il pas un peu trop ambitieux, voir exagéré ?

Sur les cinq révolutions, j’en prends une qui me semble fondamentale : la révolution du développement durable. Je ne pense pas du tout que le terme soit exagéré car c’est ce qu’il faut pour passer d’une économie riche à une économie pauvre en carbone par exemple. Ce n’est pas seulement une question économique mais aussi une question qui va impliquer l’ensemble de la société, le comportement des citoyens et les types de décisions prises par les pouvoirs publics. Dans 10 ou 15 ans, on sera dans des modes de fonctionnement qui seront, je l’espère, radicalement différents. Comme on arrive au bout d’un cycle, il faut en établir un nouveau. Donc, il s’agit bien d’une révolution !

    ->  Rodolphe Sagehomme, président des jeunes cdH

Propos recueillis par V.D.

 

1 La campagne "ResPact"a été lancée par la FEF (Fédération des Etudiants Francophones) pour appeler à la diminution du coût des études supérieures.

Mise à jour de cette page sur www.coj.be le 14 octobre 2009